Surendettement : le profil des personnes concernées

Concernant le rapport publié par la Banque de France sur le surendettement

Du 1er janvier au 31 décembre 2014, la Banque de France a réalisé une enquête concernant le surendettement des ménages qui vient d’être publiée. 205 800 dossiers ont été déclarés recevables par les commissions de surendettement.

Près de deux tiers (64,6 %) des dossiers de surendettement jugés recevables en 2014 concernaient des personnes vivant seules. La majorité des ménages en difficulté (51,5 %) n’ont pas de personnes à charge selon cette étude. La classe d’âge la plus représentée est celle des 35 à 54 ans (53,1%). Il est précisé que dans 22,9 % des cas, les surendettés sont âgés de plus de 55 ans.

Au regard du logement, les foyers surendettés restaient, majoritairement locataires en 2014 (77,5 %), même si la part des propriétaires a de nouveau augmenté.  L’augmentation constatée est la suivante : 10,8 % en augmentation de 0,6 point par rapport à 2013 et de 1.3 point par rapport à 2012.

Au regard de l’emploi,  il en est sorti dans l’analyse que 28,7 % des personnes surendettées  sont au chômage, 11,9 % n’ont pas de profession, et 9,7 % se trouvent sans activité.

La structure de l’endettement des ménages  surendettés reflète les difficultés de solvabilité et de trésorerie auxquelles ces derniers sont confrontés et demeure caractérisée par la présence conjointe de dettes financières (dans 91,6 % des dossiers en 2014) et d’arriérés des charges courantes (dans 81 % des dossiers). Le niveau d’endettement observé en moyenne pour l’ensemble des dossiers recevables s’établit à 40 253 euros en 2014 (38 446 euros en 2013). On observe ainsi, par rapport à 2013, une augmentation de 1 807 euros de l’endettement moyen par dossier recevable, étant précisé que neuf dettes en moyenne sont recensées par dossier.

L’endettement global représente 8 281 millions d’euros qui se composent pour 79,1 % de dettes financières, pour 10,8 % de dettes de charges courantes et pour 10,1 % d’autres dettes.

crédit immobilier

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la quasi-totalité des banques ont augmenté leurs taux

La baisse record du taux de crédit immobilier durant les trois dernières années, est finie depuis le mois de juin. Cette augmentation peut être liée à plusieurs facteurs notamment au contexte économique européen incertain et à la hausse du taux de l’emprunt de l’Etat français à 10 ans (OAT) avec un taux qui est passé de 0.37 % mi-mai à 1.13 %.

Depuis la mi-mai, plus d’une trentaine de banques, nationales ou régionales, ont augmenté leurs taux de crédits de 0.05 à 0.40 point selon les établissements.  La quasi-totalité des grands réseaux bancaires a augmenté ses taux de crédit immobilier. Les rares à ne pas l’avoir fait sont ceux qui étaient moins bien positionnés , d’après Jérôme Robin, président et fondateur de vousfinancer.com

La légère remontée du taux de crédit immobilier n’a pas découragé les ménages français de devenir propriétaires. Au contraire, cela a motivé les retardataires à passer à l’acte pour des achats ou des renégociations. Plusieurs banques sont saturées. Certaines ont  atteint leur objectif commercial et décident de limiter désormais les dossiers de renégociation de prêts. Ainsi, elles décident de revoir leur barème à la hausse face à l’afflux de demandes. Une seule banque a fait le choix d’orienter à la baisse son  barème car elle était moins bien positionnée par rapport aux autres banques. La concurrence est rude entre les différents réseaux bancaires.  Ces différentes hausses n’ont pas eu d’effet pour le moment sur les demandes de prêts. Selon  vousfinancer.com, au premier semestre 2015, le nombre de renégociations de prêts a triplé sur un an et les demandes de prêt pour financer un achat immobilier ont augmenté de 20 %. Les demandes de prêt immobilier restent très nombreuses sur les premiers jours de juillet.

Le niveau actuel du taux de crédit immobilier est toujours avantageux. Pour bien en profiter, il est conseillé d’emprunter sur des durées longues. Cela ne pénalise pas l’emprunteur, malgré l’incertitude d’une montée ou d’une diminution  du taux de crédits dans le futur.

 

Le rachat de crédit

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